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THIERRY FABRE
"Je pars à Alger demain, où sont en train de se créer les Rencontres d’Averroès de l’autre rive, pilotées entre autres par Sofiane Hadjaj et Selma Hellal, des éditions Barzakh. Ce sera une version autonome, parallèle, de l’événement marseillais. J’ai repris contact avec l’Algérie à l’occasion du numéro de la Pensée de midi consacré à Alger qui est paru en 2001. Il s’agissait de montrer Alger de l’intérieur. Je voulais faire quelque chose qui ne soit ni nostalgique ni catastrophiste. Je n’avais pas été à Alger depuis une douzaine d’années, et j’étais effaré de me rendre compte que même moi, qui ai créé la revue Qantara à l’Institut du monde arabe, je n’étais plus au courant de ce qui se passait à Alger après dix ans de violence et de guerre civile. Des gens de la revue algérienne Naqd, comme Daho Djerbal, un très bel intellectuel et historien algérien, m’ont appelé et m’ont dit: «On vous montre Alger. » Chez lui, le premier soir où on s’est rencontrés, il a passé une trentaine de coups de fil. Il y a eu aussi la contribution d’Abdou Benziane, qui est un journaliste important, éditorialiste et ancien directeur de la télévision algérienne."
(c) Extrait de l'ouvrage "Marseille, énergies et frustrations", éditions Autrement, mai 2006 |