LA COLLECTION "VILLES EN MOUVEMENT"
Les 30 ans des éditions Autrement
Observer et relayer les mutations culturelles et sociales, avec un regard cosmopolite et ouvert aux expérimentations: la
collection
"Villes en
mouvement", a renoué avec le projet originel des éditions Autrement à l'occasion des 30 ans de
la
maison d'édition
fondée
en
1975 par Henry Dougier.
Un projet éditorial unique
Depuis sa création en 2004, une vingtaine de titres ont vu le jour, initiant un état des lieux mondial de l'innovation culturelle et
sociale.
La collection s'intéresse à des villes en explosion (comme Pékin, Londres ou Istanbul…), mais aussi dans des villes en
souffrance
ou en quête
d’elles-
mêmes (Varsovie, Budapest, Casablanca…).
Placé sous le signe de l'action, chaque ouvrage est construit autour d'une vingtaine d'entretiens avec des porteurs de projet
innovants. C'est à travers leur regard, leur histoire et leurs projets que le lecteur découvre la ville.
Des auteurs biculturels
A l'exception de Bartek Chacinski, journaliste polonais auteur de Varsovie, les auteurs des ouvrages de la
collection "Villes en
mouvement" sont en général des Français bilingues et biculturels (Budapest : Robert Lacombe ; Casablanca: Zakya Daoud ; São
Paulo: Anne Louyot ; Istanbul: Defne Gürsoy et Ugur Hukum...). Ils sont parfois assistés d'un co-
auteur sur place (Pékin : la
journaliste chinoise Wang Zhe a co-écrit l'ouvrage avec le journaliste du Monde Frédéric Bobin).
Ce sont souvent des journalistes (comme Jean-Jacques Sévilla, ancien correspondant du Monde et de Libération à Rio de
Janeiro), parfois des acteurs culturels (Anne Louyot, diplomate à São Paulo ; Robert Lacombe, directeur artistique à Budapest et
Paris, etc.),
plus rarement des écrivains (Stéphane Lambert, romancier et éditeur à Bruxelles ).
Marseille, ville en mouvement?
Au sein d'une collection consacrée aux cultures urbaines, au cosmopolitisme, à l'innovation culturelle et sociale, Marseille avait
incontestablement sa place. Encore fallait-il, en mettant en avant le travail de quelques individus et quelques collectifs, ne pas trahir
la réalité d'une ville âpre,
pauvre,
étale, peu dense et peu active. Aussi bien les personnes interviewées dans le livre "Marseille,
énergies et frustrations" rappellent-elles à
chaque
ligne, ou presque, que la movida marseillaise n'a été qu'un mythe, et que si les
choses changent, c'est
très
progressivement. "Pour aimer Marseille et y rester", résume le photographe Geoffroy Mathieu, "il faut aimer les problèmes".
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