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CLAIRE WARREN, CLAIRE COLLIN
"La revue tire son nom du café qu’on sert dans un petit verre, dans certains cafés à Marseille. C’est une pratique d’ici, qu’on suppose méditerranéenne. L’espace du café correspondait à notre espace. Le café, ce n’est ni la maison ni la rue, mais un lieu potentiel de présences, d’échanges et de rencontres. Café verre a vraiment été pour nous un outil de découverte de la ville. Ça nous a amenés à sortir du centre-ville, et on a cherché à voir ce qui se passait ailleurs. C’est Saint-André qu’on a le plus investi. Il y a eu la rencontre, importante, avec Laure Maternati – qui est, elle, née à Marseille – et qui avait fait un travail artistique dans ce quartier. On bénéficie d’un soutien actif de quelques librairies à Marseille, la librairie L’Odeur du temps, qui est la première à nous avoir soutenus, et qui est notre meilleur point de vente. Les librairies Pharos, Book’in, Les mots pour le dire et Vidéodrome sont attentives à nos publications. L’institution nous soutient dans nos projets, même si parfois on a un problème de case entre les arts et l’édition, entre la culture et le social. On ne se sent pas dans un tissu culturel dense. On collabore avec pas mal de gens, mais on ne se sent pas forcément «de ce milieu». On est dans plusieurs réseaux différents, dans lesquels on souhaite ne pas s’enfermer."
(c) Extrait de l'ouvrage "Marseille, énergies et frustrations", éditions Autrement, mai 2006 |