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(c) Geoffroy Mathieu

CHARLIE BOVE
urbaniste, agence Stoa

 

"Au début du siècle, le tram est né à Marseille de la nécessité de mettre en relation les gens et les objets. Ça a donné la création du plus grand réseau de France – il allait jusqu’à Aix et Aubagne. C’était une structure capitale qui a fait vivre la ville dans sa période faste, qui allait de l’Estaque à la pointe Rouge, sans problèmes. Inutile de dire que c’est incroyable, avec un réseau aussi extraordinaire, qu’on en soit arrivé où on en est. Tout le tram a progressivement été remplacé par des bus; mais les bus, ils sont pris dans la circulation, c’est toujours plus poussif. Tout ça, c’est comme le sang dans le corps: si la circulation est mauvaise, ça ne marche pas.

Ce qui nous rend militants, c’est que ce réseau de 1914, on l’a cassé. C’est quand même étonnant que, presque un siècle après, on soit en train de le refaire. Il s’agit d’abord de désengorger le centre-ville des bagnoles. La capacité de la rue de Rome, c’est deux cents bagnoles. Dans une rame de tramway, on met deux cents personnes. Et les nouvelles stations de tram peuvent développer de nouvelles centralités. Il existe par exemple une grande potentialité de densification de la zone de la Valentine. Quant à tous ces bus qui vont être remplacés par le tram, il faudrait qu’ils soient rebasculés vers des cercles concentriques qui fassent les liaisons périphériques. Voici l’idée du tram actuel [Il grifonne un bout de papier] :

 

(Saint-Antoine)
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Bougainville
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Joliette ————————————— Caillols
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Prado
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(Pointe Rouge)

 

 

(c) Extrait de l'ouvrage "Marseille, énergies et frustrations", éditions Autrement, mai 2006

 

           

 

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